Henri HADER

Monsieur le Bâtonnier Henri ADER

nous a quittés le 2 mars 2017

 

il avait 88 ans.


Il avait l’intelligence des sages, il avait une culture qu’il aimait partager, un savoir qu’il prenait plaisir à transmettre, une âme juste.

 

On lui connaissait de nombreuses passions, mais nous conserverons tous à l’esprit son engagement pour la profession d’avocat qu’il aura marqué de son empreinte, tant il a œuvré tout au long de sacarrière.


Diplômé de l’Institut d’études politiques, puis du Master of laws de Harvard, il rejoint la profession d’avocat et se distingue aussitôt en tant que secrétaire de la conférence. Membre du conseil de l’ordre de Paris (1981-1982), il est bâtonnier en 1990 et 1991, mandat au cours duquel il mettra en œuvre la nouvelle profession d’avocat issue de la fusion avec les conseils juridiques.


Le barreau de Paris le réélit aussitôt membre du conseil de l’ordre, successivement et pour les douze années suivantes, tout en assurant la présidence de l’Unca de 1993 à 1994, suivie de deux mandats au Conseil national des barreaux de 1996 à 2002.


Sa présidence à l’Unca fut intense, juste après les réformes de la profession et sur l’aide juridictionnelle, il aura réussi à instaurer la nécessaire solidarité des Carpa, indispensable à leur devenir et qui a abouti à leur réforme deux années plus tard, avec le décret et l’arrêté du 5 juillet 1996.


A la longue liste de ses actions professionnelles, nous lui devons la rédaction du premier règlement intérieur harmonisé des barreaux de France et la mise à jour de l’ouvrage sur « Les règles de la profession d’avocat », notamment.


Il a largement contribué à la rédaction des « Mélanges » qui retracent l’histoire des Carpa et de l’Unca, de leur création à 2009.


Nous lui connaissions tous une plume facile et relirons avec délectation ses « carnets de voyage ».


Au-delà de son dévouement indéfectible à la profession d’avocat, nous garderons le souvenir d’un homme discret, cultivé, fascinant, convaincant, sincère, juste et loyal, passionné et passionnant.


Il est parti en laissant derrière lui un grand vide et un souvenir indélébile, tout à la fois.


Il aura su insuffler une voie visionnaire de notre profession, tout autant qu’il aura su insuffler son désir de la servir à son fils Basile ; il aura eu à cœur de le voir élu vice-bâtonnier de Paris avant de nous quitter.

 

Jean-Christophe BARJON

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